Qui suis-je ?

Pour en savoir plus sur moi, je m'appelle Melynah, j'ai 21 ans. Je suis une ancienne victime d'inceste. J'ai décidé de créer ce site afin de recueillir des témoignages de victimes de violences sexuelles car à ma sortie d'amnésie traumatique je me suis sentie très seule, extrêmement seule et incomprise. j'aurais aimé que ce site existe. Alors je me suis dis que je n'étais sûrement pas la seule à en avoir besoin et c'est comme cela qu'est né Versus Violences.

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UN ESPACE D'ENTRAIDE ET DE BIENVEILLANCE

La création de ce site est avant tout pour vous aider à vous libérer. Ici, vous pourrez déposer votre témoignage de façon ANONYME si vous le souhaitez. Vous retrouvez un espace commentaire sous chaque témoignage afin d'échanger, apporter, recevoir du soutien parce que vous n'êtes pas seul.e.s. Poster son témoignage est loin d'être simple, c'est pour cela que chacun des témoignages et commentaires seront analysés avant d'être validés afin d'éviter tout troll ou commentaires malveillants.

COMMENT TEMOIGNER ?

Pour témoigner, vous avez un espace d'écriture en dessous de ce paragraphe, vous pouvez aussi cliquer sur l'onglet "témoigner" qui vous y rendra en un clic. L'aspect anonyme (ou pas selon votre choix) des témoignages est important pour moi car je sais que le fait de dévoiler son nom ou même un pseudo peut être un frein pour certaines personnes qui n'ont peut-être jamais parlé de leur vécu mais qui aimeraient pouvoir partager leur histoire et s'en libérer. Si vous avez posté votre témoignage et que vous souhaitez être averti.e.s lorsqu'un commentaire est posté il vous faudra m'envoyer un mail sur versusviolences@gmail.com , sinon, vous pouvez venir voir de vous-même si vous avez eu des commentaires.

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Témoignages



Victime pour toujours ?


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Victime pour toujours ?

Je n'ai, depuis toujours, pas un très bon rapport aux hommes. Mon problème c'est que depuis toujours je suis victime des hommes. La première fois, j'étais petite il me semble que j'avais aux alentours de 8 ans. J'allais souvent chez mes grands parents paternels avec mon frère et mes soeurs. Je ne me souviens pas exactement quand je me suis rendue compte que ce n'était pas normal... Souvent, étant petite et ne pensant pas à mal je m'asseyais sur les genoux de mon grand-père. Et là, il me touchait les tétons, il passait ses doigts sur mes tétons pendant de longues minutes. Un jour je me souviens dans la cuisine où il m'a fait baisser mon pantalon, je n'arrive pas a me souvenir si il a pu faire quelque chose et le fait de l'écrire n'aide pas, l'information est bloquée quelque part. Enfin bref, j'ai grandis, j'ai compris, je restais a assez de distance pour qu'il ne recommence pas. Puis un jour, j'avais 14 ans, j'avais fais ma première fois quelques mois auparavant. Un garçon que j'aimais beaucoup m'a bloqué dans les toilettes publiques en m'y emmenant sous de faux prétextes, il ne m'a pas laissé sortir jusqu'à ce que j'accepte de coucher avec lui. S'en est suivis dans mes relations amoureuses, des attouchements pendant que je dormais a me faire passer pour folle quand je disais que c'était pas normal. Me faire du chantage pour que j'accepte la sodomie. Me faire la gueule lorsque je refusais un rapport. Me faire envoyé chier quand j'enlève une main baladeuse de sur mon corps. Aujourd'hui j'ai peur, peur qu'on s'en prenne encore a moi, peur que ma fille subisse les mêmes choses que moi. Bref, je les déteste.

Carlota




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Famille toxique


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Famille toxique

À ce jour je vais bientôt avoir 19 ans. Jeune femme ayant grandi dans une famille toxique, j'ai subi de la maltraitance psychique (rabaissement constant, manipulation, mensonge, chantage...etc) par mon père. Le problème c'est que ça ne s'est pas arrêté à là puisque, je me suis déjà battue plusieurs fois avec lui. Je crois que j'ai subi un traumastime lorsqu'une fois j'ai vraiment reçu des coups poings et que je n'ai pas pu riposté tellement le choc était grand. Suite à cela, j'ai commencé à développer une vessie hyperactive. J'ai du aller voir une sage-femme pour de la rééducation périnéale (ce que font les femmes après un accouchement) et elle m'a dit que ce n'était pas normal à mon âge surtout que j'avais pas eu d'enfant et aucun rapport sexuel. Elle m'a dit que normalement on avait ça lorsqu'on a subit un viol, une agression. Elle m'a demandé quand ça a commencé et s'il ne s'était pas passé quelque chose à ce moment là. Effectivement après plusieurs réflexions, j'ai compris que ça venait peut-être de ça, je ne lui ai toujours pas dit à ce jour. Et puis, il y a autre chose. Durant mon adolescence, j'ai du mal à dire ça car je trouve que c'est exagéré mais je crois avoir subi des attouchements par mon géniteur. Toucher les seins ou les fesses et s'énerver en lui disant d'arrêter mais qu'il recommence, je crois bien que c'est ça. J'ai du mal à mettre des mots et car ce sont des accusations graves mais, le souci c'est que j'ai compris que si demain un homme autre que mon père me fait ça, tout cela serait très grave. Pourquoi donc penser que parce que c'est notre père, cela doit être plus pris à la légère ? Sûrement l'esprit qui veut effacer ça de notre mémoire. Je suis étudiante, j'aimerais couper les ponts avec ma famille (du moins avec lui) pour n'être redevable de rien et ne plus subir ce chantage et cette pression. Le problème c'est que je ne sais pas comment vivre sans argent. Je peux travailler en plus de la fac mais je n'aurais pas assez d'argent pour survivre. Je pense aller voir une assistante sociale pour en parler. J'espère que j'arriverai à trouver une solution. Beaucoup de bonheur dans ta vie, merci de m'avoir lu.

Anonyme




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Enfance gâchée


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Enfance gâchée

Bonjour, comme un autre témoignage de ce site, c'est récemment que j'ai compris que ce que j'avait subi n'était pas normal. De mes 1 à mes 10 ans, mes parents me confiaient à une nourrice, j'allais chez elle le midi pour manger quand j'avait école, le soir 1 heure après l'école et le mercredi quand il n'y avait pas école. Cette nourrice avait deux enfants, dont un garçon âgé de 4 ans de plus que moi. Lorsque j'avait 8 ou 9 ans, ce garçon que je vais nommer Léo, alors âgé de 12 ou 13 ans m'a fait comprendre que j'était son 'amoureuse' (j'était petite, innocente et naïve) , et il se trouve que dans sa chambre il avait un lit superposé et en dessous il s'agissait d'une cabane ou on pouvais fermer la porte. Régulièrement, quand ma nourrice était occupée sur l'ordinateur, il me faisait venir avec lui dans cette cabane, et cela a commencer avec des bisous sur la bouche, puis il s'amusait à mettre sa tête sous mon pull. Ainsi, petit à petit ça à évoluer, il se frottais contre moi comme-ci nous faisions vraiment l'acte mais avec des vêtements, un jour il a pris ma main et l'a mis dans son pantalon, il m'a fait faire quelques mouvements de vas et viens, moi je ne comprenais pas ce qu'on faisait, ni ce que c'était. A vrai dire cela m'effrayais un peu, mais je ne disais rien parce que je savais pas si c'était bien ou mal, lui me disais que c'est ce que font des amoureux. Un autre jour, on était dans son lit et il a baisser mon pantalon et ma culotte, j'était dos à lui allongé sur le côté, il a baisser le sien et s'est frotter contre moi, je n'osais pas bouger ; En bref, il ne m'a jamais pénétré mais tout cela constitue des attouchements sexuels, sachant que vu mon jeune âge, moi je ne comprenais pas ce qu'il se passait, je n'osais rien dire. Actuellement j'ai 18 ans, je n'ai pas de vie sexuelle active mais je ne pense pas avoir de séquelle quelconque, juste cela ma marquer et j'y pense souvent, j'ai honte de ce que j'ai vécue. Je n'en ai jamais parler à personne, et si je partage mon histoire en anonyme aujourd'hui c'est pour sensibiliser les gens sur le fait qu'il faut expliquer aux enfants que les choses comme ça ne sont pas bien, parce qu'on peut être marquer pour la vie.

Anonyme




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Tu ne gagneras pas


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Tu ne gagneras pas

Ce soir je viens déposer mon témoignage concernant ce qu'il s'est passé lorsque j'avais 5ans et pendant plusieurs années. J'ai été violée par mon cousin beaucoup plus âgé, il avais 14ans. J'ai eu une sorte d'amnésie traumatique où j'ai tout oublié de ce qu'il s'était passé même si au fond de moi j'ai toujours su qu'il y avait eu quelque chose de bizarre mais je ne savais pas vraiment quoi. Jusqu'en octobre 2018 où tout a commencé a me revenir sous forme de flash de cauchemars. Lorsque j'en ai parlé avec mes parents après un long chemin avec la psychologue, le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils ont mal réagi. Ils m'ont dit qu'ils ne me croyaient pas et puis au pire que même si c'était vrai que je n'avais qu'à oublier. Ils ont donc continuer a garder contact avec mon cousin et continuent de le voir et de le faire venir a la maison. Le jour où je leur ai fais la remarque que ça me faisait du mal ils m'ont dit que si je n'étais pas contente je n'avais qu'à partir ils ne me retenaient pas. Aujourd'hui je leurs en veux énormément. Je vais avoir besoin de m'éloigner d'eux un moment et je déciderai plus tard si je veux ou non reprendre contact avec eux. Je suis aujourd'hui toujours suivie par une psychologue et un psychiatre car même si devant mes parents je n'arrive pas a montrer mes faiblesses je le suis. J'ai encore des tendances a l'autodestruction quand ça ne va pas, mes insomnies, mes cauchemars, mes idées noires ne sont pas terminés. Mais j'y travaille. Quand j'ai commencé avec le psychiatre il m'a tout de suite parler de porter plainte. C'est quelque chose que j'ai tout de suite refuser catégoriquement. Aujourd'hui, j'ai pris du recul et de le voir, vivre sa vie, commencer à fonder sa famille je songe de plus en plus a passer le cap de porte plainte. Peut être un jour ce n'est plus un non catégorique aujourd'hui.

Anonyme




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quand tout ça s'arrêtera ?


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quand tout ça s'arrêtera ?

Mes parents se sont séparés quand j'avais 2 ans et j'allais les week-ends chez mon père. Il avait 2 femmes en même temps, chacune le savait. Mon frère, ma soeur et moi on passait un week-end avec l'une, puis avec l'autre. Parfois chez mon père, parfois chez elles. Chez mon père, ma chambre était collée à la sienne, j'entendais les gémissements en pleine nuit, ça me terrorisait. Un jour j'ai décidé de feindre l'innocence (parce que même à 5 ou 6 ans j'avais conscience de ce qu'ils faisaient), et j'ai toqué dans le mur en demandant ce qu'il se passe. Mon père a répondu que c'était un film pour adulte. Quand je dormais avec lui, il était nu et même s'il me demandait la permission, je n'ai jamais osé dire non. Quand j'avais 14 ans, il me disait que j'étais bandante, qu'il disait pas ça parce que c'était mon père, qu'en tant qu'homme, il me certifie que je suis attirante. Il me dit qu'il aimerait que ma belle-mère (oui il a choisi une des 2 au bout d'un moment) ait la même densité de poils pubiens que moi. Il me parle de sexe, veut connaître mes fantasmes sous couvert d'ouverture d'esprit, me dit que ce qu'il préfère dans les seins des femmes ce sont la manière dont pointent les tétons avec le désir. Il m'a fait ce genre de commentaire jusqu'à ce que je me mette en couple à 18 ans. Récemment il a voulu qu'on mette les choses à plat entre nous en répétant qu'il n'y avait qu'une chose dont on n'aurait pas à parler : 'ce qui est sûr, c'est que je ne t'ai pas violée'. Je ne lui ai jamais parlé de mes doutes et n'en avait parlé à personne avant cette belle dénégation. Jusqu'à ce qu'il se justifie sur une accusation qui n'avait pas eu lieu, je pensais que j'étais folle de douter des agissements de mon père. Je ne sais pas s'il m'a touchée. J'en ai parlé à ma mère qui, après réflexion s'est souvenue qu'il lui avait dit qu'il n'était pas ignoble pour lui de faire la première fois de sa fille (ils n'avaient pas encore d'enfants). En plein repas de famille à Noël, il balance à table que j'ai été violée par la fille de la 2e belle-mère avec des crayons (j'avais 5/6 ans et elle 8/9 ans je pense). Qu'il m'avait retrouvée à pleurer dans la salle de bain parce qu'elle m'avait fait mal. J'avais 22 ans à ce Noël, je n'ai jamais eu de souvenirs de ce viol. Ça m'a détruite quand ma soeur, en qui j'avais confiance, m'a dit qu'elle était au courant. Ça a été pire quand j'ai su que ma mère aussi et qu'elle avait oublié. Personne ne m'en avait jamais reparlé avant ce repas de Noël. J'ai récemment retrouvé la fille sur les réseaux et suis entrée en contact avec elle. J'ai tant de questions mais je n'arrive pas à lui poser. Je ne lui en veux pas. Je veux des réponses sur les agissements de mon père. Y'en a t-il eu ??? 2e histoire : J'ai voulu faire ma première fois à 15 ans dans le but que le gars tombe amoureux de moi, l'après-midi où j'ai décidé de passer à l'acte, il m'a forcé à le sucer alors que je ne voulais pas, il a poussé m'a tête comme s'il voulait que j'arrête de parler. Il est venu au dessus de moi, j'ai dit que je ne voulais pas le faire. Il m'a attrapé les bras, les a maintenus au dessus de ma tête avec force et m'a dit en riant que : soit je disais oui et il mettait un préservatif, soit je continuais de dire non et il y allait sans préservatif. N'ayant pas de contraception, j'ai 'dit oui'. Je n'ai rien senti, je n'ai pas bougé. Il n'a pas trouvé ça satisfaisant donc il s'est fini à côté de moi. Et gentleman, m'a dit ' C'est pas pour ça que j'vais me mettre avec toi'. J'ai mis un an à ravoir un rapport, et plus de 2 ans pour ressentir la pénétration (juste sentir, pas le plaisir). Ce ne sont pas les seules histoires et j'aimerais les écrire toutes mais... C'est déjà long. Aujourd'hui j'ai un conjoint formidable qui m'aide à avancer, qui m'écoute et me soutient. Même s'il n'enlève pas les pensées obsessives et les angoisses, c'est moins lourd grâce à lui. Merci aux lecteurs et à Mélyna, on est fortes et encore plus ensemble. Je vous envoie de l'amour et de la force.

Anonyme




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Blessure profonde


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Blessure profonde

Bonsoir à ceux et celles qui vont lire mon témoignage... J'ai envie d'écrire mon vécu aujourd'hui car je ne tiens plus, j'ai besoin d'en parler. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'en parler à des professionnels de la santé. Mon souhait à l'heure actuelle est de porter plainte, j'aimerais beaucoup savoir quelle démarche juridique je peux entamer par rapport à tout ça. Je ne sais pas si ce que j'ai vécu est assez « grave » selon la justice... mais moi ça m'a marquée, ça a bouleversé ma vie entière. Je suis même sure et certaine que ma maladie chronique s'est déclenchée a cause de cet événement en particulier... en 2/3 semaines après cet événement mon corps s'est dégradée à une vitesse folle. J'ai une endométriose, le côlon irritable et je suis en suspicion de fibromyalgie. Je venais tout juste de m'installer sur bordeaux c'est un « ami » à moi qui m'avait hébergé (je lui payais 200? tous les mois quand même) Ça se passé bien, ont rigolé bien, ont passé de bonne soirée comme une jeune de mon âge. Jusqu'au soir où on a fait une soirée chez lui comme d'habitude, il avait invité un ami à lui que j'avais déjà vu auparavant. Durant cette soirée-là j'avais bu quelques bières et fumé quelque petits joints... je fumais depuis un moment environ 5 ans. J'ai arrêté en fin 2019. Ce soir-là j'étais trop fatiguée je me suis endormi direct sur le canapé dans le salon et un ami à moi dormait sur ce même canapé-lit. Et l'autre ami en question dormait sur 2/3 chaises par loin de nous. Ce qui s'est passé c'est que cette personne qu'on va nommer M. M'a agressé sexuellement pendant mon sommeil. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé ce qui s'est passé. J'ai été réveillé car il était en train de me toucher la poitrine. La scène m'a carrément traumatisé. J'étais sur le canapé et juste à côté sur la gauche il y avait un petit meuble où il y a des décorations, juste à côté il y avait ce petit espace où une personne pouvait rester debout. Cette personne M était debout dans ce même coin juste au-dessus de moi ça façon de me regarder je m'en souviens encore. Aucun mot, aucun son n'est sortie de ma bouche car j'étais tétanisée par la peur. Ce soir-là j'avais juste peur qu'il me viol ou qu'il me fasse encore plus de mal. J'ai réussi à me rendormir avec du mal. Je sais que je me suis réveillé une autre fois pour regarder s'il était au-dessus de moi ou sur les chaises... le lendemain en me réveillant très tôt j'ai remarqué que le haut de mon pyjama était ouvert jusqu'à l'avant-dernier bouton. Je ne sais pas s'il a profité de moi encore une fois durant mon sommeil ou si c'était déjà ouvert quand il m'a touché dans la nuit... J'ai vite refermé mon haut et je suis vite monté dans la chambre où je dormais d'habitude, j'y ai trouvé mon ami. Je lui ai tout raconté, j'ai pleuré. Il m'a parlé de ce qu'il avait vécu quand il était plus petit, il était à la piscine et une personne lui avait touché son pénis... j'avoue que sur le moment je me suis senti mal pour lui mais le fait qu'il me parle de ça au lieu de me rassurer j'avais le sentiment qu'il minimisait ce que je venais de vivre durant cette nuit-là. Il m'a avoué qu'il avait déjà entendu des rumeurs sur lui, qu'il avait déjà fait ce qu'il m'a fait à une autre jeune femme. C'est là que j'ai compris que les hommes se soutenaient toujours dans le mal. Si mon « ami » m'avait prévenue ça ne serais peut-être jamais arriver, je serais resté sur mes gardes. Il m'a dit qu'il aller lui en parler dans la journée dehors etc. ce gros porc à juste nier en bloque ce qu'il m'a fait durant cette nuit. Par la suite cette personne est partie le soir même, moi je n'ai pas quitté la chambre de mon « ami » j'y suis resté enfermé par ma volonté toute la journée . Par la suite mon ami, son frère et l'autre ami présent lors de cette soirée et cette événement qui s'est déroulé, ils m'ont tous dis « mais pourquoi tu n'as pas crié ? pourquoi tu n'a rien fais ? pourquoi tu nous as pas réveillés ? on l'aurait défoncé » Il s'est passé ça et cette scène reste gravée dans ma tête. Je ne sais pas si je finirais par oublier. Après cet événement j'ai vu ma médecin généraliste elle m'a prescrit du xanax au mois d'avril. Et j'en prends toujours depuis avril 2019. Je suis arrivé en début janvier à Bordeaux et je suis resté chez eux jusqu'à début avril le temps que je trouve un job et un logement. Et là je suis de retour chez ma maman car ma maladie et un réel handicape au quotidien. J'en veux à ce pauvre type j'ai l'impression qu'il a gâché ma vie entière... j'étais partie pour mes études et tout est complètement foutu. Il y a pas un seul jour où je ne sens pas de la tristesse au fond de moi.

Anonyme




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Confiance brisée


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Confiance brisée

Bonsoir à ceux et celles qui liront ce témoignage. Ça a été très difficile pour moi de mettre des mots dessus. Alors voilà, j'ai toujours été une fille très timide avec aucune confiance en moi dû à mon poids dont les gens se moquait beaucoup. Je me sentais très mal et je me renfermais beaucoup au collège. A l'âge de 13 ans j'avais eu en cadeau un ordinateur et avec mes copines nous passions notre temps sur « Habbo ». Un temps que j'appréciais car je pouvais parler à des gens sans qu'ils me voient vraiment. Sans avoir honte de mon corps. C'était drôle au début, puis un jour j'ai fais la rencontre d'un garçon dessus, nous nous sommes échangés nos réseaux et nous avons décidé de commencer une « relation » à distance. J'étais convaincue d'être amoureuse de lui, je pensais que c'était l'homme de ma vie, que si il partait un jour ça allait être la fin du monde pour moi. Je ne connais rien de l'amour et je n'étais qu'une enfant. Il avait 16 ans, donc 3 ans de plus que moi et après 8 mois de « couple à distance » nous avons décidé de nous voir en vrai. Ma maman qui était au courant, ne souhaitais pas que l'on dorme ensemble en vue de mon jeune âge ce qui m'a paru totalement normal. Ça s'est pas tellement passé comme je le souhaitais. Ce garçon me faisait du chantage pour que je passe à l'acte. Tout le temps. Il menaçait de me quitter à chaque fois en me disant qu'il allait repartir dans sa ville et qu'il allait reprendre le lycée, que si je ne le faisais pas, il trouverait sans doute une fille plus jolie que moi et c'était insoutenable. J'avais vraiment très peur car je n'y connaissais strictement rien. Un soir en octobre, ma maman est parti faire des courses et après avoir beaucoup insisté j'ai dis « ok ». Il s'énervait contre moi car je ne sais pas faire alors je me suis allongée dans mon lit encore habillée, il a baissé mon pantalon et m'a pénétrée. J'avais très mal, je saignais et il ne s'est pas arrêté quand je lui ai dis stop alors j'ai attendu que tout cela se termine. Et à la fin, il m'a dit « alors tu as vu, c'était pas grand chose et c'était bien non? »... je n'ai pas dormi de la nuit je me sentais coupable de ne pas avoir apprécié le moment mais je savais que je n'étais pas prête. Le lendemain il a reprit le train pour rentrer, et il ne pas plus répondu. Mon papa est décédé entre temps et j'ai vraiment très mal vécu cette période de mon adolescence. Pendant 1 mois et demi, je n'ai plus eu aucunes réponses de lui, et j'ai appris par le biais de sa maman qu'il voyait pleins d'autres filles. Je n'en ai jamais parlé à ma mère. J'ai tout gardé pour moi. J'ai tellement souffert. Malheureusement, ça ne s'est pas arrêtée la. A ma rentrée au lycée j'ai fais la rencontre d'un garçon qui est devenu rapidement mon meilleur ami puis mon copain. Tout se passait très bien, mais un jour lors d'une soirée d'anniversaire, j'étais totalement alcoolisée et après avoir beaucoup vomis il m'a mit au lit dans un camping car avec 3 autres filles. Lors de cette soirée il est rentrée 2 ou 3h après moi. Il m'a réveillée pour me demander de faire l'amour, ce à quoi j'ai répondu « non je ne veux pas, je suis bourrée et fatiguée » avant de me rendormir. Et en me réveillant quelques minutes après car j'étais vraiment alcoolisée, il était en moi mais je ne m'en souviens que très partiellement. J'ai mis énormément de temps à comprendre que c'était un viol. Étant donné que ça venait de mon copain lui même j'ai mis beaucoup de temps à ouvrir les yeux. Aujourd'hui j'en garde des séquelles. Je déteste les hommes. J'essaie de reprendre confiance en moi et de me reconstruire avec tout ça. Merci à celles et ceux qui liront jusqu'au bout... merci de nous permettre de nous exprimer.

Anonyme




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J'avais 9 ans


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J'avais 9 ans

J'ai été victime d'un viole, j'avais 9 ans, lui 15. C'était mon cousin. J'étais petite, j'avais des problèmes à l'école avec les gens, du mal à comprendre les intentions des autres, cette nuit là je n'ai vu le mal que quand j'ai souffert et qu'il m'a menacer. Il dormait avec moi, pour une raison dont je ne me rapelle pas, j'ai du oublier certaine chose... Il dormait dans la même chambre et c'est mis contre moi alors que nous avions deux lit séparer. J'ai d'abord pensé à un câlin. On jouait ensemble avec sa soeur et mes soeur, aucun mal non ? Il commençait à toucher mes seins en disant qu'il voulait voir si j'avais pas de problème, je ne comprenais pas je le laissais faire. Puis il a baisser mon pantalon, et à violemment rentrer son sexe par derrière. C'est quznd j'ai eu mal que j'ai compris que ce n'était pas normal... Je me suis sauver dan sla salle de bain en pleurant. Il m'a suivi et m'a dis SI TU LE DIS À QUI QUE CE SOIT !!!... puis rien... Il est reparti dan sla chambre... Mes parents était à 3 mètre à peine... J'ai eu trop peur... Plusieurs année après, au collège, l'infirmière passé dans les classe nous dire qu'on allait devoir tous la voir pour faire un genre d'examen simple (poid taille problème psy ect bref rien de mal) et... Elle a simplement dit Sa sera aussi l'occasion si vous en avez envie de me parler si vous voulez. Je sais pas pourquoi... Mais je me suis dis, c'est le moment la maintrnant il faut ! Alors j'en ai parler. Elle m'a dis que j. Étais forte et courageuse. Moi je me sentais sale trahis et faible. Quelque jours après, l'infirmière apelle m'a mère pour lui dire de venir. Ma mère en rentrant de l'école me demande simplement si ça va parce que l'infirmière la appelé. Je fond en larme et lui raconte. Ce qui me traumatisé aujourd'hui, ce n'est même pas l'acte en lui même... C'est de revoir le visage effondrée de ma mère et son cris, elle pleurait, à appeler sa belle soeur, j'arrêtais pas de dire que j'étais désolée. Nous avons porté plainte. J'ai dû répéter je ne sais combien de fois ce qui c'était passer, j'ai dû être filmé, j'ai dû faire un examen gynécologique avec les étrier froid et un homme qui me fouille les parti... Vraiment pas le meilleurs moment de ma vie... Puis j'ai essayé de me reconstruire doucement, et les policier sont revenu vers nous après leur enquêtes... Ils sont aller chez mon cousin... Il a simplement dit que c'était quelqu'un d'autre... Puis plus rien. Pas de suite. J'ai été dégouté, affligé. Et maintenant cet homme est père de famille... J'ai peur, du jour où je me retrouverai devant lui. Pas peur de lui non ! Mais peur de ce que je pourrais faire. Je brûle intérieurement... De cette injustice, je n'ai pas eu d'enfance, pas de souvenir non plus d'avant cet acte barbare, et il peut vivre sa vie... Aujourd'hui, je n'arrive pas mes études, je suis en dépression lourde et sous médicaments... Mais j'ai une maman forte et incroyable, un chéri tendre et doux, et je vais aller en clinique psy pour guérir. Et non seulement j'irai mieux, mais je ferai de grande chose. Parce que depuis que j'ai avoué ceci, j'ai décidé que je ne serai plus enfermé dans le silence. Et aujourd'hui, à 21 ans, je comprend seulement que ce n'est pas ma faute, que je n'ai pas à avoir honte et que je suis forte. Et nous le sommes tous.tes !!

Anonyme




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Soirée alcoolisée


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Soirée alcoolisée

J'étais en soirée avec des amis, j'ai fais un malaise du à l'alcool et je me suis réveillée sans souvenir, j'ai compris plus tard grâce à des flashs backs qu'on avait abusé de moi, j'ai revu la personne qui m'a fait ça quelques mois plus tard et j'ai éclaté en pleurs, je ne suis plus capable d'avoir une relation sexuelle depuis ce jour

Anonyme




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Cette ex


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Cette ex

Je suis sortie deux ans avec A. avant qu'elle ne devienne P., et très vite, elle (à l'époque, il) a commencé à faire pression sur moi pour obtenir des rapports sexuels sans protection. J'ai cédé, ayant un passé de victime de violences conjugales, j'avais peur, et ai fini par tomber enceinte de ces viols. J'ai pris la décision d'avorter. P. m'a complètement abandonnée lors des démarches, préférant se plaindre auprès de ses amis de cette expérience « perturbante » plutôt que de m'accompagner, et choisissant ce moment pour fuir le domicile familial dans lequel elle vivait des violences, et me demandant de l'aider dans sa fuite à un moment où je pleurais tous les jours. J'ai, quatre ans plus tard, toujours des séquelles physiques et mentales (mon anémie déjà présente s'est aggravée avec les deux mois de saignements et à peu près à la même date chaque année je suis persuadée d'être à nouveau enceinte, que j'aie pris des risques ou pas). En outre, elle me descendait intellectuellement en permanence, j'avais le sentiment d'être la personne la plus stupide du monde (elle allait jusqu'à me renvoyer mes SMS corrigés quand je faisais des fautes, je peux plus écrire un message, même à des amies, sans checker la moitié des orthographes sur Google) et quand j'ai arrêté d'avoir des rapports sexuels les six derniers mois de notre relation, elle s'en plaignait devant nos potes communs (et devant moi) presque à chaque fois qu'on les voyait. Elle savait également très bien que j'avais de lourds TCA, et lorsque j'ai perdu 10 kg parce que sa façon de me traiter me mettait dans un tel état que j'arrivais plus à manger, parfois pendant une semaine entière, elle a passé son temps à me dire que j'étais devenue immonde, rachitique, dégueulasse. Elle disait aussi que si j'avais des potes et elle moins à ce moment là, c'était parce que j'avais minci et que j'étais donc devenue une amie avec laquelle on veut bien être vue. Elle prétextait les violences parentales dont elle avait été victime pour excuser ses mots : sa mère était maigre et elle était phobique de la minceur. Aujourd'hui, je ne peux pas la dénoncer, elle a commencé à transitionner peu après notre rupture, et je sais combien ce genre d'accusations peut détruire la réputation d'une femme trans (là où un homme cis pourra s'en tirer facilement), donc je témoigne ici anonymement pour me libérer.

Anonyme




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Enfance perdue


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Enfance perdue

Merci d'avoir créé ce groupe. Voici mon témoignage : J'ai été victime de viols de 11 ans presque a mes 17 ans .Mon agresseur c'était un cousin de la famille ,un policier, bien vue pour tout le monde et surtout pour m'a famille ! Petit à petit ce monstre a commencé a venir chez mes parents tous les jours ! Comme mon papa c'était un alcoolique,m'a maman subisse de la violence physique et psychique,donc cette ordure a profité de la faiblesse de m'a maman et il la manipuler d'une telle façon au point qu'elle tombe amoureuse de lui, pour elle ce monstre c'était un Dieu,tous ce qu'il disait ou faisait c'était une ordre .Mais sont but, c'était pas m'a maman mais moi,de que lui a senti qu'il pouvait tous contrôle dans notre vie,les abus ont commencé ! Comme m'a maman lui faisait confiance,les invitations et les petites sorties a solu avec lui,on commence, avec l'excuse qui avait besoin de prendre de l'air,donc m'a maman me disait d'y aller avec 'tonton', parfois je lui disais que j'avais pas envie mais elle me supplie d'aller,car elle avez peur qu'il rencontre une autre femme et moi comme j'aimais tellement m'a maman j'allais ?.A 11ans il a commencé avec les attouchements il s'arrête dans les champs et avec sont arme il m'oblige a l'embrasser,masturber et sexe oral,il a attendu que je fasse me 13 ans pour me violé pour la première fois,après les viols ils étaient constant,et de toute les façons,2/3 fois par semaine, toujours suivi de menacé de mort,il disait qui tué ma maman mes frères que personne m'aller croire.Pendans tous ces années j'ai gardé ce secret, j'ai survi,quand je pensais a tous ce qui m'arrivais je me disais que cette histoire c'était pas la mienne.Tous les jours je me disais ,non c'est pas moi cette petite fille, jusqu'à que je vienne a croire que c'est pas mon histoire...en fait je me effacé,je sens plus rien, j'ai plus d émotions,je laisse qui fasse tous ce qu'il veut de moi, parfois sans rien ressentir, j'étais sont objet sexuel sont esclave, j'étais interdite de sortir de chez moi de parler ,de socialiser comme tous les adolescents ! M'a maman était toujours d'accord avec lui,par a port aux sorties,elle voit pas ce qu'il ce passe, elle trouve normal toute cette protection car elle pensait qu'il m'aime comme une fille . J'ai grandi sans enfance, j'ai survi a cette histoire en me convaincre que c'était pas mon histoire.Pour amour a ma famille j'ai choisi le silence j'ai choisi de ne pas vivre ...A 15 ans je essayer de me suicider,un appel au secours mais personne c'est rendu compte. A mes 17 ans m'a maman fugue de chez mon papa avec moi et mes frères et va vivre avec mon agresseur sans savoir ce que je subisse. J'ai vécue avec eux 2 mois je choisis de partir et aller habiter avec mon père,mais en voiant ma maman tous les weekends.1 an après m'a maman tomber malade d'un cancer, elle était m'a vie ,la seule chose qui me faisait survivre, elle est décédé sans savoir mon histoire,ça été mon choix elle avait tellement soffert.Apres sont décès je me suis dis la vie et tellement injuste je garde un secret pour protéger ma famille et c'est m'a maman qui décéde et ce monstre continue en vie. Alors tout a changé cette petite fille qui disait que c'était pas sont histoire vient a comprendre que oui,je suis bien cette petite fille,oui c'est mon histoire,je fais 3 tentative de suicide,je me mutile et je suis interne dans une clinique où je connais une psychologue qui m'a sauvé la vie ,un suivi de 7 ans ,pas facile car m'a mémoire ce débloquer petit a petit et les flashs back sont constant, même aujourd'hui. Qu a 26 ans j'ai parlé , j'ai perdu tant années tant de choses,ce démon m'a tué petit a petit et m'a détruit mon corps et mon âme ! Aujourd'hui j'ai 40 ans j'ai pas d'enfants et pas une vie normale,en couple depuis 3 ans mais tellement difficile d'avoir de l'intimité,mon conjoint et patient et me soutien ,mais defois j'ai peur que ce trauma détruit ma relation. J'aurai tellement de choses encore a dire,mais mon témoignage et déjà tellement long, désolée pour les erreurs d'orthographe,je suis portugaises,en France ça fait 4 ans,donc pas facile. Merci a vous et merci a qui lirai mon témoignage. Je vous souhaite du bonheur et beaucoup de courage a vous tous !!

Bento




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A qui la faute


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A qui la faute

Enfant ma maman me maltraitait lorsqu'elle était sous l'emprise de l'alcool. Pour mes yeux denfant c'était ma référence je ressentais son mal être je voulais à tout prix la sauver mais lorsque j'ai eu 16 ans je l'ai accompagné pour son dernier voyage, car avec mon père il y avait bien longtemps qu'il n'y avait plus d'amour. J'étais dévastée je venais de tout perdre je n'avais plus envie de vivre. J'ai trois soeurs aînées la seconde a rencontré son mari qui va être mon bourreau. 10 jours après le décès il a commencé à me faire des attouchements sexuels, il jubilait de voir qu'il pouvait me manipuler à sa façon. Quand j'allais dormir chez eux il venait dans la chambre faire ses cochonneries quand il avait fini il me disais si tu parles tu vas réellement le regretter. Ça a durée 9 ans la 10éme année il m'a violé. Ses yeux exprimais tellement de violence ses actes était brutaux il me traitait comme une moins que rien. Quand il est parti il m?a dit que si je venais à parler de ça à qui que ce soit il reviendrait pour me tuer. J'ai rien dit trois mois et demi plus tard je m'aperçois que je suis enceinte. Le monde s'écroule autour de moi. Je ne peux pas parler par peur qu'il reviens me tuer. Ma famille ne me parle presque plus je pense qu'a une chose accoucher et abandonner mon enfant, il hors de question que je garde l'enfant de cette ordure. Je ne me suis pas fait suivre car j'aurais donné des informations et j'avais peur que le médecin se doute de quelque chose. En janvier j'accouche d'une petite fille qui est en bonne santé. Lorsque je l'ai vu je l'ai tout de suite aimé aujourd'hui c'est mon rayon de soleil. Tous ses traumatismes je les ai enfoui au plus profond de moi mais mon corps a parlé pour moi depuis 2007 je suis atteinte de fibromyalgie. Mon père et mes soeurs n'ont jamais voulu connaître ma fille ils m'ont reniés je ne les ai plus revu depuis 27 ans. Mon père est décédé je n'ai pas été convié aux funérailles.

Caren




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Céder n'est pas consentir


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Céder n'est pas consentir

Un soir où j'avais organisé une grosse fête chez moi. Je me suis fracassé la truffe à l'alcool et à la weed. Éclaté, je décide d'aller m'allonger dans mon lit et là surprise un pote squatte mon pieu. Tout en rigolant je lui demande de se décaler de l'autre côté du lit car il dormait à ma place. Il ria et se leva, sortit de ma chambre. Je m'effondre, une sensation me réveilla une amie était en train de me faire une fellation. Je lui demande d'arrêter, mais elle continua. Aucune résistance de ma part car j'étais tellement perché. Puis elle me dit qu'elle a ses règles, j'ai un soupir de soulagement car le calvaire touchait à sa fin. Elle insista pour que je la prenne en sodomie, lassé de cette situation; j'ai craqué. Ça n'a pas duré longtemps et je me suis rhabillé pour rejoindre l'assistance afin de me terminer. Quelques semaines avant, elle et moi avions eu une relation sexuelle consentante, tout en étant honnête: « Céline, ce n'est que sexuel. Pas de sentiments! » Elle avait acceptée! Pendant deux ans je n'ai pu toucher une femme. J'en avais parlé à ma mère deux jours après cet événement, elle me sort: « t'es un homme, tu aurais pu la rejeté! » C'est cette phrase de ma créatrice qui m'a achevé!

Fefeu




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J'avais 14 ans


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J'avais 14 ans

J'avais 14 ans. C'était l'été entre ma 3ème et ma 2nd. Je traversais une période très difficile : de nombreux décès dans ma famille proche qui m'ont affecté, un harcèlement scolaire au collège qui m'avait laissé pas mal de séquelles et un petit-ami suicidaire et toxique pour moi. A cette époque, j'étais très amie avec un garçon de ma classe, qui avait redoublé et qui avait un an de plus que moi. Il avait organisé une fête chez lui, et j'avais mis un point d'honneur à ne pas boire de trop. Lui semblait être plus proche de moi que d'habitude... Nous avions déjà dérapé tout les deux à une précédente soirée mais cela c'était vite fini. Ce soir la, il me sert un cocktail que je pensais sans alcool. Non seulement je me retrouve très vite bourré, mais je sens aussi que mon corp ne fonctionne pas normalement. J'avais 14 ans, il m'a emmené dans la chambre de ses parents, a passé de longues minutes à m'embrasser et me toucher, tandis que j'essayais de le repousser. En vain. Je n'avais plus aucune forces. Il m'a pénétré assez violemment, j'ai eu mal, mais cela n'a pas duré longtemps. Quand il a fini, il s'est rhabillé et m'a laissé en plan sur le lit. Des lors que je suis sortie de la pièce, mon cerveau a disjoncté et m'a fait oublier en partie cet événement. Je ne savais pas trop pourquoi je me sentais mal, alors j'ai appelé mon copain qui n'était pas présent à la soirée. Je l'ai appelé 3 fois... Il m'a répondu au bout de la 4eme,et m'a envoyé balader. Ce soir là, il avait fait une tentative de suicide en avalant des dizaines de cachets. Plus tard, début de ma seconde, mon violeur se retrouve dans ma classe. Un beau jour, il décide de balancer des rumeurs toutes plus horribles et fausses les unes que les autres: heureusement pour moi, personne ne l'a cru. En entrant en première, je rencontre de plus en plus de témoignage de viols, et je comprend que ce que j'ai vécu n'est pas normal : je n'étais pas consentante, quand bien même je l'avais été quelques semaines auparavant, quand bien même j'avais bu, quand bien même je portais une jupe ce soir là. Mon nouveau copain a été le premier à le savoir. Aujourd'hui, j'ai 17 ans. Je me souviens de chaque details... J'attend patiemment de tout oublier, les odeurs, les bruits, sa voix, son souffle, son poid contre moi, la douleur... Mes amis sont au courant mais il est hors de question pour moi de porter plainte pour l'instant : quand on voit comment les flics reçoivent ce genre de témoignage, ça ne donne pas envie. Je vis avec, mon copain est d'une grande aide, et je vais mieux de jours en jours. Je suis devenue optimiste, joyeuse, j'ai retrouvé le sourire et je laisse derrière moi les mauvaises choses du passé y compris cet épisode là. Mais j'ai conscience que pas tout le monde a cette chance...

Lou




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Amnésie


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Amnésie

Aujourd'hui je décide de faire le récit du viol que j'ai subit. J'ai mis plus de deux ans a m'en souvenir, total black out de cette journée. C'est revenu en flash, j'ai énormément été choquée, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal a gérer ça. Tout a commencé après un harcèlement scolaire dont la finalité a été la déscolarisation pour moi, accompagnée d'une grosse dépression, phobie scolaire etc. J'avais tout juste 18 ans quand j'ai rencontré un garçon (M) qui m'a de suite plu, il était beau, on jouait clairement pas dans la même court. Il m'a rapidement fait part de sont fantasme de me voir avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes. Il insistait beaucoup. Chaque jour il m'en parlait. Un jour il a trouver un garçon (A) qu'il m'a demander de contacter pour mettre en place un rdv pour qu'on ai un plan. J'ai donc contacter A sous les encouragements de M, A a tout de suite été très lourd, insistant, il me harcelait littéralement chaque jour pour que je réponde plus vite. Il avais un énorme attrait pour la domination, il me forçait a le vouvoyer par message, il m'appelait sans cesse. Je n'étais clairement pas consentante et j'angoissais a chaque message. Sous les messages répétés de M et A j'ai conclu d'un jour pour retrouver le fameux dominateur, je suis aller chez lui, il était seul ce jour là. Il m'a insulter, étrangler, tirer les cheveux sans que je sois consentante. J'ai subit ce rapport, je pleurais et lui souriait, il était fier de lui. Il me forçait a ouvrir la bouche, il me forçait toujours plus. Les 30 minutes de ce rapport m'ont paru une éternité. Il m'a ensuite beaucoup engueuler, je n'avais pas été assez expressive et avais tacher ces draps. Après qu'il ai fini il m'a rapidement demander de partir. J'étais vide, absente, perdue. Je me sentais sale, moche, je puais sont odeur. Après ça il a continuer a me contacter quasi chaque jour pour qu'on ce revois. Je ne voulais pas et je n'y suis jamais retourner. Il y a quelques mois j'ai eu des flash de ce jour là, ça a commencer par l'image d'un mur, un radiateur, un plafond, un lit, puis tout c'est préciser, les flash étaient de plus en plis précis et longs. J'ai réussi a en parler après plusieurs semaines de flash. Aujourd'hui je vie avec. Y penser est toujours difficile mais au quotidien j'arrive a le gérer. J'ai jeter les vêtements que je portais ce jour là. J'ai réussi a retourner dans la rue de cet événement. J'ai réussi a avoir des relations a nouveau avec un partenaire aimant, doux et patient. Ce triste récit était celui de ma première fois. Il n'a pas gagner. Il ne gagnera jamais

Manon




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Normalisation des violences


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Normalisation des violences

À vrai dire, j'ai pris conscience que tout ce que j'avais subi n'était pas normal que très récemment, mais 2 évènements m'ont marqué plus que les autres. En 6 ème, on a été énormément à se plaindre que certains garçons se masturber en classe. Les profs n'ont jamais rien fais. Un jour, un de ces garçons m'a attrapé et m'a touché les parties intimes. J'avais tellement honte que je n'ai rien dit à personne jusqu'à il y a quelques temps. En 3 ème, je sortais avec un garçon. Au collège il n'hésitait pas à me toucher les seins ect bien que je lui dise non. Au bout de quelques mois, il m'avait sous son emprise et j'avais l'impression que le quitter me détruirait totalement. Plus les mois passés et plus il devenait insistant, jusqu'à essayer de me pénétrer sans mon accord alors que je n'avais pas de moyens de contraception. C'était mon unique moyen de pression. Puis mes proches ont insisté pour que je prenne la pilule. J'avais beau essayer de repousser, il m'a forcé. Pendant les 2 derniers mois de notre relation, je n'étais plus maîtresse de mon corps. A notre dernière dispute, je lui ai dit que je me sentais pas prête de coucher avec lui de si tôt. Il m'a quitté à ce moment là et a essayer de revenir un bon nombre de fois après m'avoir fait passer pour une pute aux yeux de tout le monde. Pendant la période où j'étais avec ce garçon, on m'a rapporté qu'un ami à lui aussi s'amuser à me tripoter (à vrai dire, ma mémoire flanche énormément lorsqu'il s'agit de la période du collège). Je crois que l'ultime blessure sa a été quand mon compagnon m'a dit que pour lui c'était pas du viol ce que j'avais subi. Ma famille n'est pas au courant, juste quelques-uns de mes amis.

Maude




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J'avais 10 ans


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J'avais 10 ans

Bonjour, Moi j'avais 10 ans quand ça s'est passé mon agresseur m'a violé deux fois il était aussi mineur...j'avais confiance en lui, c'était comme mon grand frère au final c'était un gros c*n. J'ai eu un choc post traumatique puisque mes souvenirs sont revenu j'avais 19 ans j'ai gardé ça pour moi pendant 3 ans jusqu'à ce que je craque...mon père a insisté pour que je porte plainte après ça j'ai fait une dépression de 8 mois j'ai perdue 8 kg, je ne travaillais plus, je ne dormais plus j'ai fait une tentative de suicide qui a faillit m'envoyer en hôpital psychiatrique mais je ne voulais pas faire ce plaisir à l'agresseur du coup je suis resté hospitalisée 3 semaines. Pour l'instant, je n'ai pas de nouvelles, mais si un jour il y a une audience La peine sera minime comparé aux victimes qui prennent perpet'...

Mélissa




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Vie volée


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Vie volée

Je n'ai jamais oublié, j'avais 6-7 ans, c'était toujours le même 'scénario' mon grand père m'emmènai dans son garage, soulevait m'a robe et mettai sa main dans ma culotte. À chaque visite c'était ainsi puis un jour il à commencer à me mettre une pommade pour lubrifier... Quand j'étais en vacances chez lui j'étais si mal. Chaque fois qu'il abusait de moi il me donnais des bonbons en sortant du garage et m'offrait des petits cadeaux régulièrement. A 7 ans j'ai demandé à ma maman de me couper les cheveux courts et de ne m'acheter que des leggings tout moche je portais beaucoup de jolie robe, petite innocente que j'étais pensait que ça allait l'arrêter. Je me sentais très mal mais je ne comprenais pas vraiment et je l'avais vu menacer ma grand mère avec un fusil alors j'avais très peur. Il est mort d'un cancer losque j'avais 9-10 ans et c'est ce qui l'a arrêté. Je me suis vraiement rendu compte de ce qu'il me faisait subir était très mal peu de temps après sa mort en regardant New York unité spécial pour les victimes, dans cet épisode une petite fille montrai ou son agresseur l'avait touché sur une poupée. Aujourd'hui ça fait environ 15 ans qu'il est mort et pourtant c'est comme si j'étais encore sous son emprise. Il a volée ma vie.

Ophélie




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Agressée par mes beaux-pères


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Agressée par mes beaux-pères

La première fois, je n'ai pas réalisé, je venais d'avoir 12 ans. Il voulait nous emmener à la piscine mon frère et moi alors on s'est mis en maillot de bain parce qu'il faisait très chaud et que la piscine n'était pas loin. Il a mis un CD et a laissé mon petit frère regarder le dessin animé. Ensuite il m'a appelé dans sa chambre. Je me rappelle plus de ce qu'il m'a dit. Mais je me rappelle qu'il m'a demandé d'enlever mon haut et qu'il a touché mon début de poitrine. Je ne sais plus ce qui s'est passé par la suite mais je me rappelle de la tension dans son attitude. Ça m'a pris 5 ans avant de me rappeler de cette scène. Le deuxième était aussi en couple avec ma mère. Il venait de déménager dans son appartement. On avait fait une crémaillère et je devais avoir 14 ans. Nous sommes allés nous coucher avec mon petit frère et sa fille dans le même lit. J'étais à la place du milieu. Il était dans le salon avec ma mère, je dormais pas encore, je l'ai attendu venir en disant à ma mère qu'il allait vérifier que bois dormions. Il nous a regardé, et s'est approché doucement, alors que je pensais qu'il remettait la couverture, il a glissé sa main sur mon visage. Je faisais semblant de dormir. Il a caressé mon visage, puis est descendu progressivement vers mon cou puis est rentré dans mon décolleté, il a caressé mes seins. Puis il a sorti sa main de mon haut pour tenter de la mettre dans mon pantalon. J'ai continué à faire semblant et à me retourner pour pas qu'il arrive à son but. De sa main il est a mis sa main dans ma culotte et essayait de chercher à l'intérieur. Comme je me retournais beaucoup il n'a pas pu y arriver. Alors il est reparti au salon auprès de ma mère. Je n'ai pas dormi de la nuit, j'ai eu mes règles pendant cette nuit alors que c'était pas mon cycle. Avant de sortir de la chambre j'ai attendu qu'il aille aux toilettes, j'ai couru dans la chambre de ma mère pour tout lui dire. Elle ne m'a pas cru au début mais à fini par m'écouter. Elle m'a dit de sortir, elle lui a parlé. Puis ils m'ont dit de revenir dans la chambre. Il s'est excusé et tous les deux m'ont dit de ne pas en parler à mon frère et ma demi-soeur. Après ça, ma mère est restée avec lui, nous n'en avons pas reparlé. Elle a continué à aller travailler le soir en nous laissant avec lui. J'ai pris mes distances avec lui et j'en ai plus reparlé à personne.

Patson




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Sortir du silence


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Sortir du silence

Bonjour à tous et à toutes, j'écris ce témoignage car je crois qu'il est important de partager notre vécu. Mes attouchements sexuels ont commencé quand j'avais 11ans, comme la plupart d'entre vous, a cet âge, nous ne sommes pas éduqués sexuellement. Bon la personne en question était manipulatrice et très toxique, il y avait bcp de violence, physique et psychique. A l'âge de 13ans, je suis morte. A l'âge de 13ans ils m'ont retiré mon identité, ma dignité et mon innocence. A 13ans, j'ai perdu l'estime de moi. J'ai haï mon corps. Je le considérais comme responsable du regard appreciateur des hommes et de leurs actes déplacés. A 13ans, un de mes amis a tenté de me violer alors que dans le même après midi, 3 de mes « amis » m'avait attouchés en prenant des photos pour me faire du chantage. Bref ma vie est devenu un enfer. Les attouchements sont devenus des agressions qui sont elles mêmes devenues des viols. J'ose le dire, je me suis violée moi même. Pcq un individu a niqué ma construction. Je pensais que pour être aimée, il fallait avoir des relations sexuelles. Je pensais que pour être aimée, je devais me sacrifier. Je me suis imposée des relations sexuelles espérant désespérant qu'un jour, les mains marquées au fer rouge sur mon corps disparaîtraient. J'ai pensé qu'en choisissant, j'étais décisionnaire. Je m'imposais encore et toujours plus de relations en me disant que cette sensation allait finir par disparaître. Que je finirai bien par ressentir du plaisir. La vérité c'est qu'aucun homme n'a jamais pu effacer ces mains. Nous avons été salies, violentées et insultées. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des guerrières (guerriers pour ces messieurs qu'on oublie pas). Nous sommes puissants. Cela m'a appris ma vraie valeur. Je ne suis pas responsable. Je ne l'ai jamais été. Encore aujourd'hui, on me traite de menteuse, on me dit d'avoir honte. Je leur répond avoir honte de quoi ? De ne pas avoir été respectée ? D'avoir eu peur ? De ne pas avoir compris l'esprit tordu de certains hommes ? Nous vivons dans la culture du viol. Les hommes nous déshumanisent pour mieux nous dominer. Ne les laissons pas faire, nous sommes belles, nous sommes fortes, nous sommes intelligentes et surtout, nous sommes toujours en vie après cette torture. Sachez que je vous aime, j'ai bcp de respect pour chacun d'entre vous et pour votre parcours. Parfois, il faut traverser l'enfer pour savourer le paradis. Merci d'avoir lu et prenez soin de vous, vous le méritez.

Roxanne




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Petite fille violée deviendra femme apaisée


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Petite fille violée deviendra femme apaisée

Premier souvenir flou, douloureux ; j'ai quatre ans, toi non. Des rêves plein la tête, un sourire ravageur, de longs cheveux bouclés et une robe d'été violette que je ne quitte jamais. Une vraie petite fille en somme. Un jour, sans ma permission, tu décides de la soulever, ma robe préférée. Malgré mon regard interloqué, mon corps recroquevillé. Bien sûr, tu essaies de me rassurer de ta voix suave, de tes mots doux. Au fond, le dégoût m'envahit lorsque tes baisers engloutissent mon visage, l'effroi me paralyse lorsque tes mains pressent mon corps, mes cris sourds expriment la douleur que tes doigts, puis ta verge m'infligent en pénétrant mon sexe de petite fille. Oui j'ai gémis ; de désarroi. L'ignoble, tu m'obligeras à le vivre encore et encore. Neuf ans, l'horreur prend fin mais le cauchemar ne fait que commencer. Partie l'innocence, envolée l'insouciance, anéantis mes rêves, compressées mes espérances. Tenace la honte, entêtée la culpabilité, persévérante la haine. Obstinée la mort. Je l'avoue, je hais les hommes, tous les hommes. Les jeunes et les vieux, les beaux et les moches, les gentils et les méchants. Mêmes les bienveillants. Je prône l'ablation généralisée des couilles de connards et détruis le peu d'humanité qu'il me reste. Alors, je lutte, je me débats, je sombre, je me noie, je me relève, parfois je vis. Parfois pas. Je suis à vif, chaque instant au bord du vide. La confiance je ne sais tout simplement pas. Je connais le moche de la souffrance, le beau de la vie aussi. Ma chair est imprégnée, mes pensées imbibées, mon coeur en morceaux. Je me sens bousillée. Une nouvelle fois, je doute, redoute, renonce, je pourris puis je revis. Une véritable héroïne en somme. Trente et un ans, j'ai morflé. La douleur n'a pas disparu mais ma force a gagné, j'en suis persuadée. C'est vrai, je ne t'ai pas oublié ; comment le pourrais-je, nous avons le même sang. Pourtant, aujourd?hui, tu me sembles si loin, affaibli par le doute, rongé par la peur, anéanti de ma parole libérée. Moi j'avance, pleine d'audace et de vie, de marques et d'envies. Je savoure ma victoire, dorlote mes rêves et m'envole, légère, vers ma vie de femme. Finalement, je ne regrette rien de mon passé, même de t'avoir rencontré. Cette vie je suis une résiliente, la prochaine je serai une fée.

Sabrina




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